Aussi, est-il nécessaire d'identifier suffisamment tôt ses choix de stages sur la saison et de s'y inscrire.
Au 5/06/2026, les inscriptions sont ouvertes sur tous les stages 2026-2027
Comment faire d'un texte mémorisé une langue sensible, corporelle, semblant jaillir de l'instant et prête à déraper, basculer à tout moment ? Tant et si bien qu'un spectateur non averti penserait assister à une belle improvisation...
Bref, comment s'installer dans une vérité confondante du jeu tout au long de sa partition ? Les participant.e.s seront conviés à muscler leur écoute, à capter les micro-signaux, les tensions, les fuites, les élans de ses partenaires et y réagir dans l'instant. Ils laisseront les impulsions corporelle guider le jeu, sans anticipation, sans "faire de théâtre", en s'appuyant davantage sur l'instinct que sur le contrôle.
Les explorations se feront au travers de diverses improvisations, dont plusieurs issues de la méthode Sanford Meisner.
Le matériau texte utilisé sera constitué d'extraits de "jusqu'à ce que la mort nous sépare", captivante pièce de de Remi Devos.
Entre répartie, désir et danger, nous nous approprierons la délicieuse joute de Béatrice et Bénédick. Nous laisserons cette pièce moderne et exigeante du grand William nous embarquer dans la puissance du Verbe qui fait Action, dans l'écoute active et l'agilité émotionnelle.
Cette comédie de Shakespeare est une oeuvre "kaléïdoscope" qui conjugue comique, politique, intime, tragique, sensualité, morale.. Les comédien.ne.s auront rendez-vous avec leur puissance verbale, (précision, vitesse, ironie attaque..), avec leur liberté intérieure qui refuse, pense et tranche, avec leur humour sec et rythmé.. et leur vulnérabilité cachée sous le masque.
Seul vrai duo paritaire de Shakespeare, Béatrice et Bénédick sont égaux en puissance, en intelligence, en désir, en humour et en enjeu dramatique.
Nous travaillerons une incarnation vibrante : un jeu engageant nerf, cœur et intelligence sensible et qui révèle l’agilité émotionnelle propre à Shakespeare.
Ce stage propose aux acteurs d'explorer une parole singulière ; celle qui porte une mémoire qui nous dépasse, qui dit l'intime sans l'exposer, qui raconte le collectif sans le théâtraliser, qui fait entendre ce qui nous précède et continue de vibrer en nous.
Nous cheminerons au travers de défis spécifiques ; rencontrer sa parole nue, son corps chargé d'histoire, sa présence dense, afin de transmettre "les autres" (générations, témoins, vivants, disparus..) et de véhiculer une parole traversée par l'histoire et qui n'est pas la sienne.
La progression du stage visera à ce que chaque participant.e rencontre :
Comment traverser la parole plutôt que la jouer, respirer ensemble, réagir à l'instant, propulsé par une joyeuse révolte et une pensée qui se fabrique en jouant ?
Ce magistral "théâtre dans le théâtre" ( la pièce raconte une tentative de monter un opéra !) rassemble duos et trios très réactifs, rapports de force mouvants, zones de friction, espaces de vérités. Les personnages peuvent se couper, mais ne savent pas où ils vont, se coupent, se cherchent, se perdent, improvisent dans le texte.. s'adressent au public, puis reviennent dans leur scène.
Il s'agit d'un rendez-vous unique pour travailler l'énergie, la désobéissance lumineuse, la pensée en mouvement, la joie comme acte de résistance.. et concrètement :
Bref, les acteurs seront invités à habiter un cadre, mais aussi à le détourner et à l'ouvrir.
Ce stage invitera ses participant.e.s à résider dans l'univers ambivalent, intense et fin de cet auteur cartactéristique de renom.
Il est un entraînement direct à l'ambivalence, coeur du jeu contemporain, mais aussi à l'écoute la plus active, permettant à Hélène ou Pierre de répondre à l'autre avant même d'avoir compris, juste réactif.ve aux micro-variations, regards, respirations..
Nous nous laisserons inspirer par les personnages, Hélène et Pierre, qui nous apprendront à dire une chose, en en ressentant l'inverse, à laisser affleurer ce qui tremble sous les phrases, à jouer la contradiction interne sans jamais l'expliquer.
La dynamique progressive du stage offrira à chacun.e de contacter :
Aussi, sa capacité à :
Tout cela au nom d'un duo joyeux, instable et vrai.
Comment travailler la vérité de son jeu à travers un état posé théâtralement comme "modifié" ? Comment interpréter des personnages ivres, sans jamais jouer l'ivresse ? Sacré challenge auquel seront convié.e.s les comédien.ne.s
Elles et ils, peu à peu dépouillé.e.s de leurs automatismes, contrôle ou fabrique du jeu, dépasseront l'inconfort pour parvenir à leur authenticité radicale, leur impulsivité organique, leur présence totale.
La dynamique d'exploration du stage visera à développer chez l'acteur :
L'ivresse des "enivrés" n'est pas un effet à produire, mais un moteur dramaturgique.
En effet, quel est le rapport entre l'ivresse et le travail ici de l'acteur ? L'ivresse enlève les filtres sociaux, alors l'acteur travaillera la parole trop directe, les aveux involontaires les gestes trop proches,les émotions trop visibles.. Autrement dit,
on ne joue pas l'ivresse, mais ce qu'elle libère, ce qu'elle casse, ce qu'elle révèle.. Joli programme de la Pentecôte 2027 !
NB : les précisions logistiques de la résidence seront précisées en temps voulu.
Le bulletin d’inscription est envoyé sur simple demande à : contact@agnesjobert.fr.
Pour les nouvelles personnes, un échange téléphonique permet d’établir un premier contact direct.
Comment comprendre et nourrir organiquement cinq moments "bascule" du personnage tout au long de l'oeuvre, grâce à la compréhension de l'intention fondamentale du personnage ? Une mise en forme et en jeu publique au final aura stimulé le parcours.
Le théâtre regorge de personnages fragiles, voire en proie à la folie. Leur faille est un puissant moteur dramatique convoquant les interprètes entre sensibilité et conscience, entre maîtrise et mise à nu. Durant ces deux jours les participant.e.s se sont approprié les outils et compréhensions leur permettant d'interpréter des personnages "border line" d'univers dramatiques actuels (Daniel Keene, Jean-Pierre Siméon, Wajdi Mouawad).
Comment interpréter ces personnages qui disent sans dire, qui souffrent sans éclater, dont les ballets de mots évitent les vérités ? Quand propos et gestuelles se décalent du fait de l'incapacité du personnage à se dégager du passé, d'une classe sociale ? Invitation à un jeu au mieux nuancé, précis, intense.
Surprendre tant un public que soi-même, en étant « non reconnaissable » d’un rôle à l'autre, d’un instant à l’autre d’une pièce ? Non du fait d’un changement de costume ou d’accessoire, mais d’une viscéralité radicalement différente.
Exploration du jeu pulsionnel propre à l'auteur, au travers du triangle fascinant et délicieusement confus : Viola, Olivia, Orsino